Trétaux de Charpentier

Trétaux de charpentier en douglas, stables et démontables.

 

Matériaux

  • Douglas section 70×60 ou 80x60mm
  • Quincaillerie (visserie + rondelles + écrous)

Outils à main

  • Ebauchoir et massette
  • Serre joints
  • Fausse équerre
  • Equerre à combinaison
  • Scie

Outils électroportatifs

  • scie circulaire

Difficultés techniques

  • taille des assemblages
  • découpe combinée des pieds

 

Conception

Le tréteau se compose de deux traverses horizontales, une croix de Saint-André qui contre-vente l’ensemble et deux paires de pieds.

Les pieds sont inclinés à 15° l’un vers l’autre et de 15° vers l’intérieur du tréteau.

Le tréteau est démontable: les piètements sont vissés en partie supérieure avec la traverse haute de la partie portante et un long boulon flottant vient maintenir en les traversant de part en part la traverse horizontale du piètement et la traverse inférieure de la partie portante (dans la pratique, inutile de mettre un écrou).

treteau

 

Réalisation

Dans un premier temps, les pièces sont taillées à la longueur.  L’entaille mi-bois est faite sur les deux pièces qui composent la croix de Saint-André.

Un tenon est taillé pour l’assemblage avec la traverse supérieure tandis qu’un assemblage à embrèvement à fourchette est usiné à l’autre extrémité.

Deux mortaises sont usinées sur la traverse supérieure pour accueillir la croix de Saint-André.

La traverse inférieure reçoit quant à elle les assemblages à embrèvement à fourchette de la croix de Saint-André ainsi que les entailles à mi-bois obliques qui viendront se reposer sur les assemblages de piètement.  Il suffit de décider à quel endroit les piétements vont partir de la traverse haute et l’on va tracer une ligne à 15° d’angle par rapport à la verticale pour trouver l’emplacement de cette entaille à mi bois.

Les assemblages de piètement sont eux composés d’une pièce horizontale assemblée à tenon-mortaise traversante avec chaque pieds et les pieds vont être taillés à mi-bois (découpe combinée) pour accueillir la traverse supérieure.

Ces pieds sont inclinés de 15° vers l’intérieur et le piètement est incliné lui aussi de 15° vers l’intérieur du tréteau pour plus de stabilité.  Et c’est là que les choses se compliquent!

Attention, il s’agit de bien suivre maintenant puisqu’il s’agit de découper l’enfourchement qui viendra accueillir la traverse haute de la partie portante.  C’est une découpe pour le moins funky et tout est une histoire de tracé maintenant:

On connait la distance théorique entre le dessous de l’entaille à mi bois oblique et la partie inférieure de traverse horizontale de la partie portante.  Il suffit pour celà de reprendre la ligne tracée plus haut à 15° lors de la découpe des traverses.  Cette distance est reportée sur le piètement entre le dessus de la traverse horizontale et l’intersection des deux pieds.  C’est là que se trouve l’arrête intersection entre le plan intérieur du piètement et le plan inférieur de la traverse haute de la partie portante.

Une méthode identique permet de déterminer l’arête d’intersection entre le plan extérieur du piètement et le plan inférieur de la traverse haute de la partie portante.  En connaissant la section de la poutre haute, en traçant des angles droits sur les plans intérieurs et extérieurs des piètements, on termine par tracer la découpe de l’enfourchement.

Une fois tout ça réalisé (et si vous en êtes là, chapeau parce que ça veut dire que vous avez compris tout ce qui précède!!!), il suffit d’assembler, de percer pour accueillir la visserie, araser les joues des enfourchements qui dépassent de la traverse haute de la partie portante et le tour est joué:

IMG_8129

Article T2Woodworks: Tréteaux de Charpentier

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4 réflexions sur “Trétaux de Charpentier

  1. Très belle réalisation! Je vais essayer de me lancer cet été dans la confection de tréteau cadet.
    La traverse basse supportant la croix de Saint André repose-t-elle juste en ergot sur la traverse des pieds, ou bien la traverse (entre les deux pieds d’une croupe) est également entaillée?
    Je vois à peu près comment réaliser ces tréteaux par le trait (en faisant une épure – vue en plan, élévation de la croupe et du long pan, herse -, puis en rembarrant de façon classique), en revanche, je n’ai pas tout à fait compris votre méthode…

    • Bonjour Lou,
      Tout d’abord merci pour le retour. C’est une de mes premières réalisations qui date d’il y a sept ans et c’est amusant de revenir dessus.
      Tout s’abord, concernant la croix de Saint-André, elle repose bien sur la traverse des pieds sans entaille de cette dernière.
      La méthode que j’emploie n’a rien à voir avec le trait et l’épure.
      Il s’agit de revenir aux angles et traits d’équerre connus et de s’appuyer directement dessus pour construire et tracer les traits de scie. Ainsi je suis arrivé à un résultat équivalent sans passer par une épure.

      • Merci pour cette réponse rapide!
        Pendant mes vacances, j’attaquerai mes tréteaux par le trait, et une fois fini, je reviendrai sur votre méthode, ça m’intéresse!
        Etes vous l’auteur du plan en début de page? Comment en avez vous déterminé les côtes?

      • Les côtes ont été déterminées en fonction d’une hauteur de travail qui me semblaient convenable pour tailler des pièces. Les autres côtes découlent des angles de 15°.
        Pour la croix de saint-andré, je suis parti sur une proportion de 2/3 environ, ce qui confère au tréteau suffisamment de stabilité et permet également de ne pas avoir la pièce inférieure qui traine dans les pattes.
        En tout cas, ça marche! 🙂

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